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Pourquoi les femmes françaises sont-elles si minces ? Les vrais secrets du mode de vie parisien

Julie Collas


Régulièrement, quelqu’un se demande pourquoi les femmes françaises sont si minces. Régulièrement, les femmes françaises haussent un sourcil, sirotent leur café et continuent de manger du fromage comme si de rien n’était.

C’est l’une des questions les plus recherchées sur la France, juste après « pourquoi les Parisiens sont-ils impolis ? » et « pourquoi tout est fermé le dimanche ? ». Il y a une vraie réponse, mais ce n’est pas de la magie, pas seulement de la génétique, et certainement pas le fameux « régime des femmes françaises » vendu par des gens qui n’ont jamais essayé de trouver un taxi sous la pluie à Paris.

La vérité est un mélange d’habitudes, de culture, d’infrastructures, de plaisir, de limites, de marche, de café, de mode, de stress, et de quelques détails inconfortables que les magazines bien-être préfèrent cacher derrière une photo de femme tenant une baguette comme un accessoire.

D’abord, toutes les femmes françaises ne sont pas minces

Commençons par l’évidence, car internet aime les mythes plus que la nuance. Les femmes françaises ont toutes les formes, comme les femmes partout ailleurs. Le fantasme de la « femme française » est en partie le cinéma, en partie les magazines de mode, en partie Instagram, et en partie des touristes qui voient trois femmes élégantes dans le 6e arrondissement et décident qu’elles ont découvert l’anthropologie.

Mais il y a tout de même quelque chose de réel dans la question. À Paris, la vie quotidienne crée un rythme différent autour de la nourriture, du mouvement, des portions et du style. Ce n’est pas toujours plus sain, pas toujours juste, et pas toujours glamour, mais cela façonne le corps.

Elles marchent constamment

Le facteur le plus important n’est pas un ingrédient secret. C’est la marche. Les Parisiennes marchent partout : à la boulangerie, au métro, dans le métro, les escaliers du métro, à travers le pont, chez l’amie qui est « juste à côté » mais cela prend quand même 25 minutes.

Elles marchent en bottes, en chaussures plates, en talons, sous la pluie, par forte chaleur et en pleine crise émotionnelle légère. Elles marchent en téléphonant, en se plaignant, en fumant, en portant des fleurs, en évitant les scooters et en ayant l’air de posséder le trottoir.

Cela peut facilement représenter 8 000 à 15 000 pas par jour sans appeler ça de l’exercice. Elles ne disent pas : « J’ai fait du cardio. » Elles disent : « Je suis sortie. » Très français. L’entraînement existe, mais il refuse de porter des leggings.

Elles ne grignotent pas toute la journée

En France, la journée est rythmée par les repas, pas par une parade permanente de snacks. Petit-déjeuner, déjeuner, dîner. Peut-être un petit goûter l’après-midi, officiellement pour les enfants et officieusement pour les adultes qui savent que la vie est courte.

Cela ne signifie pas que les femmes françaises ne grignotent jamais. Elles le font. Mais c’est souvent petit et intentionnel : un carré de chocolat, un café, quelques amandes, un fruit, un petit biscuit avec la dignité d’une institution nationale.

Ce qui est moins courant, c’est le grignotage incessant : des snacks en voiture, des snacks au bureau, des snacks en marchant dans la rue, des snacks devant le frigo en se demandant « de quoi ai-je envie ? » À Paris, si vous mangez en public en marchant, vous pouvez le faire, mais vous risquez de sentir le fantôme d’une grand-mère juger vos manières depuis un balcon.

Les portions sont plus petites

Les portions françaises sont souvent plus petites que les portions américaines. Ni tragique, ni héroïque, juste plus petites. Un « grand » français peut ressembler à un « moyen » américain. Un « moyen » français peut ressembler à quelque chose commandé par un enfant avec un fonds fiduciaire.

Mais la nourriture est souvent plus riche et plus satisfaisante. Le beurre a le goût du beurre. Le fromage a le goût d’une dispute familiale. Le pain a de la structure. Un petit dessert peut réellement ressembler à un dessert, et non à un projet de construction avec de la crème fouettée.

L’idée culturelle n’est pas « ne mange rien ». C’est « mange la chose, savoure la chose, arrête de manger la chose ». Simple en théorie. En pratique, cela demande de vivre dans un pays où les repas comptent encore et où le déjeuner n’est pas considéré comme un défaut de personnalité.

Elles s’assoient pour manger

Les femmes françaises mangent souvent en mangeant réellement. À table. Avec des couverts. En regardant la nourriture. En parlant. Pas debout dans la cuisine, pas en faisant défiler trente e-mails, pas en mangeant un sandwich dans le métro comme s’il leur devait de l’argent.

Cela change tout. Quand vous vous asseyez, le repas devient un événement, même s’il est simple. Le cerveau l’enregistre. Le corps reçoit le message. Le plaisir a un début et une fin. Très civilisé. Légèrement agaçant. Souvent efficace.

Vin, fromage et chocolat sont autorisés

Les femmes françaises boivent du vin. Les femmes françaises mangent du fromage. Les femmes françaises mangent du dessert. Elles ne traitent pas le pain comme un échec moral. La différence n’est pas la permission. La différence est la quantité et le rythme.

Un croissant n’est pas interdit. Il est savouré. Puis la vie continue. Le deuxième et le troisième croissant sont le moment où la situation devient moins poétique.

Le principe français est proche de tout est permis, rien n’est exagéré. Bien sûr, les Français exagèrent beaucoup de choses, y compris les opinions, les grèves, les écharpes et l’importance d’acheter le bon melon. Mais avec la nourriture, l’idéal est l’équilibre.

Elles ne font pas de régime. Elles s’ajustent.

Beaucoup de Parisiennes n’aiment pas le drame public du « faire un régime ». Cela sonne trop bruyant, trop américain, trop comme quelque chose qui nécessite un podcast et une gourde de marque.

Au lieu de cela, elles s’ajustent. Pâtisserie le matin, dîner plus léger. Gros dîner hier, pas de dessert aujourd’hui. Vin ce soir, plus de marche demain. Fromage au déjeuner, soupe le soir. Ce n’est pas une punition. C’est de l’arithmétique avec du rouge à lèvres.

C’est plus facile quand la culture autour de vous fait la même chose. Si tout le monde s’arrête pour déjeuner, si les portions sont plus petites, si marcher est normal, si le dessert est un plaisir plutôt qu’une crise, le rythme vous soutient.

Café, cigarettes et la vérité moins glamour

C’est la partie que les articles de style de vie éditent souvent : le café est partout, fumer existe toujours, et le stress à Paris est très bien taillé.

Le café peut réduire l’appétit. Les cigarettes peuvent réduire l’appétit. Le stress aussi, bien que personne ne devrait mettre cela sur un tableau d’humeur bien-être avec du lin beige et une légende sur l’équilibre.

Rien de tout cela n’est un conseil. C’est juste une partie de l’image honnête. Le mythe parisien n’est pas seulement le vin rouge, les paniers de marché et les promenades le long de la Seine. Ce sont aussi les expressos, la marche rapide, les petits ascenseurs et une ville qui vous fait monter les escaliers parce que l’ascenseur est « temporairement » en panne depuis sept ans.

Elles s’habillent pour leur corps

Les Parisiennes portent souvent des vêtements qui leur vont bien. Des jeans bien coupés, un blazer de la bonne taille, une robe qui suit la silhouette sans la combattre, une chemise qui se ferme correctement et ne semble pas négocier avec la gravité.

Quand les vêtements vont bien, la posture change. On se tient plus droite. On bouge différemment. On a l’air plus à l’aise, ce qui représente la moitié du style et la majeure partie de Paris.

Cela ne nécessite pas d’être mince. Cela nécessite de la couture, des proportions et de refuser de porter quelque chose simplement parce qu’une tendance sur internet a dit que tout le monde devrait ressembler à un abat-jour déprimé.

Une partie de cela est l’infrastructure

La vie quotidienne à Paris aide. Les gens marchent plus. Les transports en commun sont normaux. Les ascenseurs sont petits ou absents. Les appartements sont petits. Les cuisines ne sont pas toujours conçues pour stocker trois mois de collations. Les marchés et les boulangeries sont partout. Les légumes sont accessibles. Les repas ont toujours une importance culturelle.

Beaucoup de cela n’est pas une vertu personnelle. C’est l’environnement qui fait une partie du travail. Si vous vivez quelque part où vous devez conduire pour acheter du pain, bien sûr, le rythme est différent. À Paris, le pain vous fait marcher jusqu’à lui. La baguette est fondamentalement un coach sportif avec des miettes.

Le vrai secret est le rythme

Les femmes françaises ne sont généralement pas en guerre avec la nourriture. Elles aiment la nourriture. Elles s’assoient. Elles mangent de vrais repas. Elles savourent les choses. Elles s’arrêtent. Elles rentrent chez elles à pied.

Ce n’est pas un miracle. C’est un rythme : le plaisir avec des limites, la nourriture avec attention, le mouvement sans l’appeler un entraînement, et assez de vanité pour enfiler un bon manteau avant de descendre acheter du lait.

Vocabulaire utile du mode de vie français

  • Le goûter : la collation de l’après-midi, officiellement pour les enfants et officieusement pour tous ceux qui ont du goût.
  • L’apéro : les boissons et petites bouchées avant le dîner, idéalement sociales, pas chaotiques.
  • Faire attention : être prudent avec la nourriture, la boisson, le sommeil, l’argent, et occasionnellement les hommes.
  • Une petite faim : la seule urgence de collation que la France accepte.
  • Ras-le-bol : en avoir marre, une expression très utile à la fois pour la nourriture et la vie.

L'avis parisien de Julie

La vérité est que les Parisiennes ne sont pas minces grâce à un secret magique. Elles marchent, mangent de la vraie nourriture, s’assoient pour les repas, s’habillent bien, boivent du café, se plaignent avec élégance et ne grignotent pas entre les repas la plupart du temps.

Et honnêtement, tout le mythe de la Parisienne est une mine d’or comique. The English Comedy Show in Paris | Oh My God She's Parisian by Julie Collas lève le voile sur les rituels, l’attitude, le faux effort, et l’élégance qui est, franchement, un travail à plein temps. Rendez-vous tous les vendredis et samedis à 20h15 au Théâtre BO Saint-Martin, 19 Boulevard Saint-Martin, 75003 Paris.

Si vous voulez adopter l'ambiance plutôt que l'analyser, visitez la page de merchandising officielle de Julie Collas. C'est beaucoup plus facile que de devenir mystérieusement parisien avant le petit-déjeuner.

Mot de la fin

Pourquoi les femmes françaises sont-elles si minces ? Parce qu’elles marchent, grignotent moins, mangent de plus petites portions, savourent de la vraie nourriture, s’habillent pour leur corps et vivent dans une ville qui fait du mouvement une partie de la journée.

Prenez les parties qui vous plaisent. Marchez plus. Asseyez-vous pour les repas. Mangez le croissant. Sautez le deuxième parfois. Buvez de l’eau. Tenez-vous droite. Et de temps en temps, dites pfff au lieu de vous expliquer.

Très parisienne.

PAUSE ESTIVALE

Julie et le spectacle seront de retour le 28 août
Bonnes vacances !

Oh My God She’s Parisian prend une petite pause estivale. En attendant, le merch reste disponible sur le site pendant tout l’été.

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